Elus et agents municipaux
Elus et agents municipaux

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Didier Desprez |
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Maire d'Halluin 03.09.1987 - 24.03.1989 |
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Né le 27.02.1953 à Menin (Belgique). |
Il y a 23 ans, le jeudi 3 septembre 1987, Didier Desprez , professeur de mathématiques à l’E.I.C. de Tourcoing, marié et père de trois enfants, devenait à l’âge de 34 ans le nouveau Maire de la Ville d’Halluin.
Ce jour-là, après 19 h, l’élection du nouveau maire d’Halluin ne fut pas une surprise. L’ensemble des élus de la majorité (ils occupent 25 des 33 sièges) a conservé une cohésion assez forte après le décès en juillet 1987 du maire Albert Desmedt. Certaines voix firent défaut, mais c’est une preuve de démocratie.
Il est 19 h donc quand M. Patrick Tierrie, premier adjoint, ouvre la séance, ayant à ses côtés M. Patrick Vandeputte, secrétaire général de la mairie. M. Tierrie annonce officiellement l’investiture de Mlle Yvette Vanhoutte, qui complète le conseil municipal. Mlle Vanhoutte, institutrice dans le privé, figurait en 30ème position sur la liste « Sécurité et Gestion ».
Les 25 premiers furent élus puis Mme Catherine Lemerse-Gille (26e) remplaça M. Castelain après son décès et M. Jean-Pierre Quivron (27e) M. Pascal Delafosse après sa démission. Théoriquement, c’est M. Jules Beel (28e) qui aurait pu entrer au conseil municipal ou M. Georges Bostyn (29e). C’est finalement Mlle Yvette Vanhoutte qui siègera pour un an et demi au conseil.
Premier hommage…
Immédiatement après cette intronisation, Patrick Tierrie demanda à ce que les élus mais aussi la foule des spectateurs observe une minute de silence à la mémoire de M. Albert Desmedt.
C’est ensuite M . Jules Wattel qui fut appelé à présider cette séance extraordinaire, le vice-doyen remplaçant le doyen M. Albert Houte, retenu à son domicile pour raison de santé. M. Wattel fut aidé de Mme Catherine Lemerse, benjamine de l’assemblée, qui occupa les fonctions de secrétaire de séance.
Au nom de la liste « Sécurité et gestion », M. Patrick Tierrie premier adjoint, proposa le nom de M. Didier Desprez pour l’élection du maire. Aucun autre nom fut proposé. M. Houte donna pouvoir à M. Leveugle.
M. Didier Desprez obtint 20 voix, douze élus s’abstenant. L’assistance applaudit le nouveau maire, à qui M. Wattel remit l’écharpe tricolore de premier magistrat.
… et second
L’hommage rendu par M. Desprez à Albert Desmedt fut bref et clair. M. Desprez est le dauphin d’Albert Desmedt. La majorité municipale a pratiquement suivi cette dernière volonté. Et M. Didier Desprez de déclarer :
« Albert, c’est ainsi que nous l’appelions, m’a proposé de poursuivre la tâche qu’il a entrepris depuis quatre années déjà.
C’est un personnage qui nous a quittés. C’est un ami que nous avons perdu, c’est un homme intègre et courageux que nous regretterons.
L’équipe qui me fait l’honneur de me soutenir, je le sais, continuera à travailler pour construire comme le disait Albert une cité prospère, plus unie et surtout plus fraternelle.
Je me mets entièrement au service des Halluinois, mais j’essaierai de sauvegarder une partie de mon temps afin de ne pas négliger, mon foyer, mon épouse, mes enfants ».
Les neuf mêmes
L’on commença alors les neuf votes pour les postes d’adjoints. Aucune surprise là non plus, puisque les neuf adjoints sortants furent réélus. Voici le décompte des voix : premier adjoint, M. Patrick Tierrie (pour 24, abstentions 9) ; deuxième adjoint, Mme Marie-Paule Heiblé Doléans (22-11) ; troisième adjoint, M. Jean Ostyn (22-11) ; quatrième adjoint, M. Louis-Paul Ampe (19-14) ; cinquième adjoint, M. Freddy Mathys (21-12) ; sixième adjoint, Mme Jacqueline Vanhoutte (25-8) ; septième adjoint, M.Christian Verpraet (25-8) ; huitième adjoint, M. André Rampelberg (24-9) ; neuvième adjoint : Mme Denise Simono Delannoy (23-10).
Le temps que soit dactylographié (avant la signature) le procès-verbal de cette réunion extraordinaire, le maire fut félicité notamment par son épouse et ses trois jeunes enfants ainsi que par ses parents.
M. Desprez invita à se rendre, le samedi 5 septembre à 18 h 15 au monument aux morts, puis sur la tombe d’Albert Desmedt et enfin à Neuville, en souvenir de la Libération.
Halluin compte désormais un jeune maire qui aura à conduire les affaires municipales durant un an et demi jusqu’aux élections municipales générales. Sera-t-il maire d’intérim ou ce fauteuil sera-t-il un tremplin pour 1989 ?
L’outsider devenu leader
Adjoint supplémentaire sur la liste « Union pour la sécurité et la gestion d’Halluin », Didier Desprez , juste après son élection, se laissa aller à la confidence :
« Il y a longtemps que j’envisageais la possibilité de devenir un jour maire, mais je l’imaginais survenir dans un futur bien plus éloigné. Dans une quinzaine d’années par exemple : le décès d’Albert Desmedt a précipité les choses, rien de plus… ».
S’il a finalement brûlé les étapes, c’est tout simplement qu’Albert Desmedt, dans un testament politique, avait lui-même désigné celui qui devrait poursuivre sa tâche. Didier Desprez ne s’est pas dérobé bien au contraire, en annonçant plus clairement la couleur ; Albert Desmedt avait abordé avec Didier Desprez la question de sa succession en 1986 :
« Dans nos esprits, la chose murissait depuis plusieurs années et c’est l’année dernière, en 1986, qu’Albert Desmedt m’a fait précisément la proposition. Je me suis fait d’autant plus facilement à cette idée que la philosophie d’Albert Desmedt me convient parfaitement.
Il n’était pas un politique, je n’en suis pas un non plus. Que le maire puisse avoir les mains libres, tout en tenant compte évidemment du poids des partis politiques, j’estime que c’est une bonne chose pour une ville comme Halluin ».
(…) « Je ne serai pas un maire de transition, et comme je l’ai dit aux membres du groupe majoritaire, je briguerai un autre mandat en 1989 ! ».
Pas de doute, celui qui jusque là avait évité la lumière trop directe des projecteurs, n’entendait pas demeurer dans la pénombre. C’est d’ailleurs sans doute ce ton direct qui lui valut ses premiers désagréments.
Comment expliquer autrement les « bavures » qui accompagnèrent son élection : 20 voix « pour » certes mais aussi trois de ses colistiers qui se réfugient dans l’abstention… Une sorte d’avertissement sans frais de la part de certains adjoints, peut-être vexés de voir passer au-dessus de leur tête un simple conseiller municipal.
« Franchement, cela m’a surpris. En effet lors de la réunion préparatoire du groupe, tout le monde était d’accord. Mais ce sont les aléas du vote à bulletins secrets. Je ne crois toutefois pas que cela soit très important. Le groupe est solide : je lui demanderai simplement de resserrer davantage les rangs » a précisé Didier Desprez.
Au moment de son élection comme Maire, M. Didier Desprez était professeur au collège Charles-Péguy de Tourcoing, après avoir assumé les fonctions de directeur de collège à l’E.I.C. Tourcoing.
« Je suis issu d’une famille halluinoise (mon père était ouvrier chez Lepoutre et ma mère travaillait dans la confection et ils demeurent d’ailleurs toujours à Halluin) Après les classes maternelles à Notre-Dame des Fièvres et le primaire au Sacré Cœur, j’ai poursuivi mes études à l’E.I.C. Tourcoing où je suis devenu professeur ».
Le samedi 10 Septembre 1987, c’est en présence d’une assemblée très importante que M. Didier Desprez Maire d’Halluin, a posé la première pierre de la nouvelle Maison des Associations. Didier Desprez précisait que cette nouvelle implantation permettra de regrouper en un même lieu la quasi-totalité des services associatifs et culturels municipaux.
Lors de cette manifestation, il convient de signaler la présence de Madame Albert Desmedt, dont le mari avait eu à cœur de mener à bien cette réalisation. Le Maire Didier Desprez rappela que sur sa proposition, la majorité du Conseil Municipal avait accepté de dénommer l’ensemble de cette structure (Bibliothèque et Maison des Associations, situées rue de Lille) « Centre Culturel Albert Desmedt ».
Aux élections municipales de mars 1989, Didier Desprez est battu par son adversaire socialiste Alexandre Faidherbe. Il se représentera successivement en 1995, 2001 et 2008, mais sans succès. Après ce dernier échec, il décide de se retirer définitivement de la vie politique halluinoise.
Sa distraction favorite est la musique (Membre de la Lyre Halluinoise et de l’Harmonie Municipale). Passionné d’informatique, il a créé un club au collège Charles-Péguy de Tourcoing ,avant de devenir Directeur du collège Saint-Joseph de Lille.
Depuis quelques années, Didier Desprez préside l'association halluinoise "Les Amis des orgues de Saint-Hilaire". Cette association s'emploie à développer et fidéliser un public amateur de concerts d'orgue.
17/12/2010.
Commentaire : Presse - Daniel Delafosse

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Jean-Luc Deroo |
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Maire d'Halluin 25.03.2001 - 30.03.2014 |
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Né le 24.08.1945 à Hazebrouck (Nord). |
Jean-Luc Deroo, professeur de lettres, arriva à Halluin en 1977 et dirigea pendant vingt ans l’école Notre-Dame des Fièvres à Halluin, jusqu’à la rentrée 2000. Ces premières années dans l’enseignement il les passa à Dunkerque et à Lille.
Il occupa également, pendant 8 ans, des responsabilités importantes à la tête du syndicat CFDT de l’enseignement privé. Son père a participé à l’élaboration de la loi Debré sur les rapports Etat-écoles privées.
En Mai 68, il était du côté des barricades. Il débutait dans l’enseignement et entrait dans la vie active. Comme il le dit : « Une entrée forcée puisque j’étais le deuxième d’une famille de douze enfants, et je devais « ramener l’argent à la maison » comme l’on dit. Sinon j’aurais choisi autre chose ».
Son souhait était de devenir chirurgien. Tout en ayant effectué une carrière dans l’enseignement littéraire et la philosophie, l'ancien directeur d’école dit aussi être d’un tempérament scientifique, aimant la biologie et la chimie.
Aux élections municipales de mars 1989, il siège pour la première fois au sein du conseil municipal, en qualité de second adjoint de M. Alexandre Faidherbe Maire d’Halluin. Il est réélu au poste de second adjoint , aux élections de mars 1995.
Six ans plus tard, lors des élections municpales, M. Jean-Luc Deroo est nommé, pour la première fois, au fauteuil de Premier Magistrat de la ville d’Halluin ,le 25 mars 2001.
Le nouveau conseil municipal est composé ainsi : Entouré de neuf adjoints, dans l’ordre de nomination : Christiane Verkindère-Debon, Alain Lambré, Fabrice Varrasse, Annie-Bagein-Declercq, Franck Haelewyn, Didier Delahousse, Serge Maugeais, Jean-Claude Klimanek, Jacques Vanoverberghe, de quatre conseillers délégués : Françoise Verein-Delebecque, Laurence Vanoverberghe-Faidherbe, Jean-Claude Hazebroucq, Stéphane Bedleem, de ses conseillers municipaux : Nadine Bosquillon-Claeys, Andrée Brun-Hachin, Christiane Boucourt- Crombez, Francine Lagrange, Maryse Vandevyver, Jocelyne Lefebvre, Marcel Daminet, Michèle Nollet, Pierre Delbassez, Nelly Vankesbeulque-Prunez, Jan-Louis Leoen et des conseillers municipaux représentant l’opposition : Didier Desprez, Marie-Paule Heiblé-Doléans, Jean-Pierre Verschave, Ghislain Maerten, Claudette Lebas-Cornard, Marie-Cécile Derveaux, Marie-Madeleine Boone, Dominique Voet.
Lors de son discours-fleuve, dont l’introduction sonnait comme un soulagement : «Voilà, je suis à vous ! » et après avoir élevé Alexandre Faidherbe, conseiller général, au titre de maire honoraire de la ville d’Halluin, Jean-Luc Deroo a répété qu’il serait au service de tous les halluinois en s’appuyant : « sur les compétences et les motivations, les savoir-faire et le sens du service public de l’ensemble du personnel municipal ».
Aux élections municipales de mars 2008, La liste de Gustave Dassonville « Unissons-nous pour Halluin » UMP obtient 3.920 voix soit 48,25 %, la liste de Jean-Luc Deroo « En Avant Halluin » PS obtient 4.204 voix soit 51,75 %.
284 voix séparent les deux listes (209 en 2001), de bons reports de voix dans les deux camps, mais plus d’abstentionnistes que prévu. Au bout d’un duel « terrible » la liste de Jean-Luc Deroo l’emporte et permet à Halluin de rester la seule ville à gauche de la Vallée de la Lys.
Le Dimanche 23 Mars 2008, Jean-Luc Deroo (PS) est élu pour la seconde fois consécutive Maire d’Halluin, entouré de neuf adjoints dans l’ordre de nomination : Didier Delahousse, Jocelyne Lefebvre, Fabrice Varrasse, Jean-Claude Klimanek, Françoise Verein, Marc Desbuquois, Gaëlle Thual, Jacques Vanoverberghe, Yasmina Chigri, de ses conseillers municipaux : Fatima Guettaf, Claudette Lebas, Alain Cappe, Jennifer Lacroix, Jean-Pierre Vercruysse, Catherine Vanthomme, Stéphane Bedleem, Michèle Nollet, Hamza El Kostiti, Isabelle Combas, Jean-Claude Hazebroucq, Marie-Line Mulliez, Mickaël Moglia, Annabelle Salembier, Thierry Demeester et des conseillers de l’opposition : Gustave Dassonville ; Marie-Thérèse Canoot, Patrick Splete, Pascale Lesage, Yvan Hennion, Denyse Simono, Gauthier Desplanque, Marie-Cécile Derveaux.
Dans son discours, Jean-Luc Deroo dit notamment : « Nous sommes responsables et comptables de la qualité de la vie politique que nous avons à conduire dans notre ville ».
M. Jean-Luc Deroo est notamment un enfant de parents enseignants comme son épouse Marie Deroo, actuelle Conseillère Générale du Nord, qui débuta sa carrière également comme institutrice en 1959.
Marié, père de quatre enfants, le Maire d'Halluin est Vice-Président de Lille Métropole Communauté Urbaine, mais aussi en 2010, Président du syndicat Lys Nord Métropole et Président de la Maison de l'Emploi de Tourcoing et la Vallée de la Lys.
A l'instar d'Euralille, de l'Eurométropole, le secteur d'activité de la Vallée de la Lys a été identifié sous l'appellation Euralys (regroupant sept communes). L'acte fondateur a eu lieu à Wervicq le 10 février 2012 sous la présidence de Jean-Luc Deroo Maire d'Halluin.
Après 25 années de présence au sein du conseil municipal d'Halluin, dont treize ans aux fonctions de Maire, M. Jean-Luc Deroo a décidé de ne pas se représenter lors des élections municipales de Mars 2014.
20/12/2010 - 7/4/2014

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Charles Vanoverschelde |
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Maire d'Halluin 09.05.1957 -03.1971 |
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Né le 21.07.1896 à Halluin |
Le 6 septembre 1978 disparaissait Charles Vanoverschelde qui assuma les fonctions de Maire d’Halluin, de 1957 à 1971, année où, il décida, en raison de son âge, de ne plus se représenter.
Voici le parcours de cette personnalité halluinoise, dont le nom fut attribué au square (inauguré le 11 décembre 1999), situé à l’intersection de la route de Neuville et du boulevard de Roncq.
Charles Vanoverschelde laisse le souvenir d’un homme authentique et vrai. Il aimait aller à la rencontre des gens, qui trouvaient toujours en lui un sourire, une écoute attentive associés à une grande simplicité et à une étonnante humilité.
Les halluinois l’appelaient officiellement Monsieur le maire, mais aussi, tout simplement, « Charles » car il était l’ami de tous, par un dévouement, une disponibilité et une serviabilité exemplaires.
Véritable terrien du Mont d’Halluin, il naquit le 21 juillet 1896, au 2, du chemin de Neuville. Très jeune, il travaille comme menuisier et s’établit à son compte en 1925, date à laquelle il est venu s’installer au Mont, et y a tenu en même temps une épicerie. Par la suite, il travaillera comme menuisier aux Ets Defretin, puis à la fabrique de fauteuils Socora. Il cessera toute activité professionnelle en 1956.
Sur le plan paroissial, il se dévoue à de nombreuses œuvres du Mont d’Halluin, où il sera, notamment, chantre à Saint-Alphonse et aussi sonneur, dans les années 30, jusqu’à l’électrification des cloches de son église.
Mais c’est surtout, en tant que conseiller municipal, puis maire de la ville d’Halluin, que Charles Vanoverschelde exprima toute sa bienveillance envers les autres. Elu conseiller municipal en 1947, il fut réélu en 1953 et en 1957 ; Apparenté MRP, le 9 mai 1957, il fut désigné aux fonctions de premier magistrat de la ville, au bénéfice de l’âge au troisième tour de scrutin après des interruptions de séances tendues et devant un public tassé dans le couloir de la mairie, à l’époque rue de Lille.
Charles Vanoverschelde est placé à la tête d’une coalition entre la liste d’Union sociale et familiale MRP et la liste SFIO. Auprès du nouveau maire les adjoints sont, dans l’ordre, Gustave Decamp, Julien Alard, Bernard Legall, Claire Faidherbe et Adolphe Dieryck. Celui-ci est élu grâce notamment aux voix communistes, le MRP votant pour Georges Cériez. Cette alliance, immédiatement critiquée par le PC, tient deux ans jusqu’aux élections municipales normales de 1959.
Le Conseil Municipal élu en 1957 est composé ainsi : Vanoverschelde Charles (Maire), Decamp Gustave, Alard Julien, Le Gall Bernard, Mme Faidherbe-Castel Claire, Dieryck Adolphe, Casier Robert, Mennekeer Charles, Verkindère Gérard, Mme Deceuninck-Jacques Simonne, Ceriez Georges, Lesaffre Gaston, Lescroart Maurice, Verhellen Albert, Destoop Léon, Graye Fernand, Auvelick André, Delannoy Jules, Declercq Robert, Desplanque Michel, Lagae Cyrille, Delattre Joseph, Mme Delbaere-Lombaere Simonne, Declercq Julien, Devriese Armand, Houte Albert, Vanmeerhaeghe Georges.
Aux élections municipales de mars 1959, Charles Vanoverschelde, à la tête d'une liste MRP, est réélu Maire d'Halluin.
Le Conseil Municipal de 1959 est constitué ainsi : Vanoverschelde Charles (Maire), Alard Julien, Mme Faidherbe-Castel Claire, Declercq Julien, Coone Joseph, Leveugle Henri, Bisbrouck François, Dewailly André, De Temmerman Jean-Marie, Six Antoine, Delannoy Jules, Fiolet Michel, , Delattre Joseph, Desplanque Michel, Houte Albert, Lepers Antoine, Mme Leconte-Fremaux Marie-Madeleine, Verhamm Albert, Depuydt Jacques, Mme Ampe-Vermander M. Agnès, Lescroart Maurice, Graye Fernand, Mme Veyer-Libbrecht Denise, Ceriez Georges, Verhulst Paul, Verkindère Adrien, Verkindère Gérard.
A la veille des Elections Municipales de 1965 la liste d’union sociale, familiale et MRP présente son bilan et son programme. L’équipe s’est renouvelée car Julien Alard, Fernand Graye, Paul Verhulst sont décédés en cours de mandat. Parmi les arrivants, Denise Dansette, Roland Schepens, Pierre Derudder, Régis Vanhalst, Jean-Marie Chombeau, Gérard Verkindère ne se représente pas.
Il n'y aura qu'un seul tour ; la liste MRP conduite par le maire sortant l'emporte face à une liste communiste. Charles Vanoverschelde est reconduit dans ses fonctions de maire d'halluin.
Le Conseil Municipal de 1965 est formé ainsi : Adrien Verkindère, Député du Nord (Suppléant de Maurice Schumann Ministre), est élu premier adjoint par 24 voix sur 27, Claire Faidherbe-Castel est élue deuxième adjoint avec 26 voix, François Bisbrouck est troisième adjoint, les deux adjoints supplémentaires étant Jacques Depuydt, Maurice Lescroart, et des conseillers municipaux :
Albert Houte, André Hasbroucq, Roger Dhellin, Alfred Ragonnet, Michel Fiolet, Henri Leveugle, Michel Gille, Albert Verhamme, Michel Gomez, Régis Vanhalst, Michel Desplanque, André Dewailly, Denise Dansette-Dhuyvetter, René Dedeine, Roger Beernaert, Vandewoestyne-Declercq Antoinette, Roland Schepens, Pierre Derudder, Jules Delannoy, Jeanne Ampe-Six.
Grâce à son réalisme, de nombreux équipements ont été décidés, et mis en place sous ses mandats. Notamment, le projet d’adduction d’eau au Mont, de l’assainissement, l’amélioration de l’éclairage public (en particulier pour faciliter la circulation des travailleurs de nuit), et du Parc rue de Lille, la rénovation de la place Jean Jaurès, le nouveau château d’eau du Colbras, le remplacement des dortoirs de l’hospice et le début de sa modernisation, la suppression des baraquements au Cobras, l’égout du collecteur au « Petit Baptiste », l’aménagement de nombreux carrefours, et surtout la réalisation de la route de contournement (RN 17 actuelle) ; rappelons-nous, les encombrements et les embouteillages qui paralysaient la rue de Lille et ses environs.
En 1967, au sein du district urbain de Tourcoing, la ville s’est dotée de l’usine d’incinération, dans le domaine scolaire c’est la réalisation de nouvelles écoles, en particulier l’implantation d’un collège d’enseignement technique, et l’ouverture en 1964 du collège d’enseignement secondaire Robert Schuman, la rénovation des cuisines municipales, sans omettre la création de la maison des jeunes, du centre de protection maternelle et infantile, du poste-frontière d’Halluin-est, du stade Hildevert Wancquet, et la décision de construire la piscine, ainsi que l’acquisition de la mairie actuelle (Maison Sion).
Sous sa responsabilité, un effort particulier fut apporté au soutien de l’activité douanière, par la mise en place pour les transitaires, mais aussi dans le secteur de l’habitat, par la construction de nouveaux logements, notamment, la cité du Parc, la résidence Roger Bouvier, la résidence du Molinel, ceci en collaboration avec les services intéressés.
Charles Vanoverschelde pouvait être particulièrement fier d’être aussi l’artisan du premier jumelage entre Halluin et la ville allemande d’Oer-Erkenschwick, avec la signature de la charte en 1969, et dont on fêta le 40ème anniversaire en 2008.
Ses noces d’or seront célébrées, en cours de mandat, de manière exceptionnelle.
Après vingt-quatre années au sein du conseil municipal, et occupé le poste de Premier magistrat de la ville, pendant près de quatorze ans, Charles Vanoverschelde ne se représenta plus aux suffrages des électeurs.
Ses éminents services envers la population halluinoise lui valurent de nombreuses distinctions, en particulier, la médaille d’Or de la ville, le Mérite social, ainsi que la remise de la croix de chevalier dans l’Ordre national du Mérite par Maurice Schumann, alors ministre des Affaires étrangères.
Il était aussi : Croix d’honneur des forces combattantes belges, Commandeur de l’œuvre humanitaire, Chevalier du Mérite philanthropique et des Palmes Académiques, Médaillé de la Ville de Dunkerque, Médaillé des Sports, du Mérite diocésain, Pro Eclesia et Pontifice.
Après son retrait des affaires communales, Charles Vanoverschelde arpenta, encore quelques années, les chemins de la haute ville, de cette silhouette bien connue des halluinois, avec l’habituel feutre, et le reste d’une cigarette, confectionnée par ses soins, se consumant sur le coin des lèvres.
Lors des fêtes du Syndicat d’Initiative en juin 1978, M. et Mme Charles Vanoverschelde figuraient dans le cortège qui y retraçait la vie des Halluinois : il ne pouvait y avoir de meilleur choix pour rappeler ces vieux couples halluinois dans « Les Noces d’Or de Pier et de Marie ».
Le 5 septembre 1978, son successeur à la mairie, Albert Houte lui avait rendu visite, l’invitant à se joindre à la délégation qui se rendrait en Allemagne pour les fêtes du 25ème anniversaire du regroupement des deux communes Oer et Erkenschwick .
Malheureusement, le lendemain 6 septembre, à l’âge de 82 ans, notre ancien maire s’en est allé, brutalement, mais avec la satisfaction du devoir accompli.
Nombreux sont les Halluinois qui ont tenu assister à ses funérailles. Le Maire et le Conseil Municipal, auxquels s’étaient joints d’anciens Conseillers et de nombreuses délégations, avaient tenu à manifester leur reconnaissance, envers celui qui s’était dévoué si longtemps pour la Ville d’Halluin.
Dans le journal municipal, lors de son décès, on pouvait notamment lire ceci : " Par sa simplicité et sa bonhomie, Monsieur Vanoverschelde dispensait autour de lui la sérénité. Il amenait les problèmes à leur juste dimension en terrien qu’il était. Etait-il vraiment terrien ? Il était à la fois, artisan, sonneur de cloches, commerçant et homme public.
Il a été disponible toute sa vie à sa famille, à son quartier qui s’étendait depuis le chemin de Neuville à partir du « Bon Paysan » où il était né (il aimait le rappeler) jusqu’au Mont. Lorsque plus tard, il était appelé au poste de Maire, son acceptation allait dans le sens qu’il s’était toujours tracé, aidé en cela par une épouse admirable.
Le souvenir qu’il laisse ne s’effacera pas de sitôt de la mémoire des Halluinois. Que son exemple de bonté et de dévouement soit une invitation à de nouveaux engagements au service des autres".
27/12/2010

En 1970, 1er à gauche avec l'écharpe, M. Adrien Verkindère :
Premier adjoint et Député de la Xème Circonscription du Nord,
devant la calèche, lors du jubilé des 50 ans de mariage,
de Charles Vanoverschelde Maire d'Halluin et son épouse.
(photo n° 2071)
Adrien Verkindère, Premier Adjoint d'Halluin,
succède à Maurice Schumann comme Député du Nord.
Né à Halluin le 19 juin 1912, contremaître de tissage, il s'est notamment consacré à la politique. Militant du Mouvement Républicain Populaire ; Adrien Verkindère s'implique dans la vie locale et devient le 1er Adjoint de M. Charles Vanoverschelde Maire.
Par la suite, il répond positivement à la demande de Maurice Schumann, ancien Porte-parole de la France Libre, pour être désigné comme son suppléant aux élections législatives de mars 1967.
Maurice Schumann est élu au premier tour, avec à Halluin : 4225 voix, Gilles Jules (PC) en obtient 2878. Gérard Haesebrouck (socialiste), déjà conseiller général dans son canton d’Armentières, 721 voix.
Quelques semaines après son élection, Maurice Schumann est nommé Ministre, et par voie de conséquence Adrien Verkindère lui succède comme Député de la Xème circonscription du Nord, du 8 mai 1967 au 30 mai 1968, puis du 13 août 1968 au 1er avril 1973 sous l’étiquette Union des Démocrates pour la Vème République.
Quand il s’agit de préparer les élections municipales de 1971, en novembre 1970, une partie des conseillers municipaux halluinois sortants fait savoir qu’elle ne suivra pas l’administration municipale sortante. C’est ainsi que trois listes se présentent aux suffrages des électeurs en mars 1971.
Lors des Elections Municipales de mars 1971, le scrutin est devenu majoritaire à deux tours. Inscrits 9304, Votants 7967, Exprimés 7758. Au premier tour, trois listes sont en présence:
1- La liste « d’Union familiale et sociale » emmenée par le Premier adjoint sortant et Député du Nord Adrien Verkindère obtient 2289 voix (Le meilleur score est obtenu par Yvette Vanhoutte 2331 voix suivi de Jules Delannoy et Michel Fiolet, paradoxalement Adrien Verkindère arrive en dernière position avec 2224 voix).
2- « Union pour une action sociale authentique – Halluin Demain » 2868 voix. (Le meilleur score est obtenu par la tête de liste Albert Houte 2974 voix qui devance Henri Leveugle et Régis Vanhalst, en dernière position nous trouvons Varrasse-DelporteMarcelle).
3- « Liste d’Union de la Gauche pour le renouveau d’Halluin » 2566 voix (Arrive en tête Fernand Wanquet 2585 voix devant Jean Lernould et Joël Naeye, et en dernière position Simonne Lombaere) chaque liste étant constituée de 27 candidats.
Faisant suite à ce résultat du 1er tour, la liste emmenée par Adrien Verkindère se retire, et M. Albert Houte sera élu, pour la première fois Maire d’Halluin, face à la liste de Gauche.
Lors des Législatives de 1973 à Halluin, au second tour, Maurice Schumann le député sortant obtient 3998 voix, mais il est dépassé par Gérard Haesebroeck (PS) qui obtient 4284 voix.
Gérard Haesebroeck Maire d’Armentières (Parti Socialiste) obtient une victoire historique sur Maurice Schumann, Ministre des Affaires étrangères de 1969 à 1973 et neuf fois élu député du Nord depuis 1945. C’est Alexandre Faidherbe adjoint au Maire d’Halluin qui deviendra son suppléant jusqu’aux Législatives de 1978.
Après cet échec en 1973, Adrien Verkindère se met définitivement en retrait de la vie publique.
Entre-temps, Adrien Verkindère est également fort écouté dans les milieux syndicaux puisqu’il milita longtemps à la CFTC.
Cette figure syndicale et politique marquante d’Halluin et de la 10ème circonscription du Nord, décède à Tourcoing, le jeudi 10 décembre 1987, dans sa 76ème année.
Ses Funérailles se sont déroulées le 12 décembre 1987 à l’église Notre-Dame des Fièvres à Halluin. Il est inhumé au cimetière dudit lieu.
Adrien Verkindère est le père de Roland Verkindère Historien local.
27/12/2010

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Joseph Wanquet |
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1944 puis 1947 - 06.05.1953 |
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Né le 08.01.1872 à Halluin |
Après le décès survenu le 23 janvier 1944 de Gaston Petit Maire d’Halluin, c'est le 1er adjoint Joseph Wanquet qui lui succède le 25 Janvier 1944.
A la Libération de la Ville et par arrêté préfectoral en date du 26 Septembre 1944, le communiste Gustave Casier est nommé Président de la nouvelle Délégation Municipale jusqu'au 14 Mai 1945. Il est nommé officiellement Maire d'Halluin le 19 Mai 1945.
Aux Elections Municipales de 1947, la liste soutenue par le PC obtient treize sièges avec à sa tête Gustave Casier, celle s’appuyant sur le MRP douze sièges et la SFIO, deux sièges.
Cette coalition MRP-SFIO désigna Joseph Wanquet maire SFIO et Gérard Verkindère premier adjoint. La majorité change d’orientation.
L’écart entre la liste conduite par le parti communiste, et celle soutenue par le MRP sera de soixante voix. La liste socialiste ayant obtenue près de huit cents suffrages.
Le conseil Municipal de 1947 à 1953 était composé ainsi : Wanquet Joseph (maire), Verkindère Gérard, Dereus Charles-Henri, Catry Ernest, Nollet Cyprien, Demassiet Adrien, Alard Julien, Ceriez Georges, Vanoverschelde Charles, Casier Gustave, Persyn Emile, Veranneman Achille, Verhulst Paul, Auvelick André, Mme Deceuninck-Jacques Simonne, Devriese Armand, Bossman Raymond, Lagae Cyrille, Lesaffre Gaston, Graye Fernand, Knockaert Urbain, Cokele Firmin, Destoop Léon, Six Antoine, Verhellen Albert, Vanoverschelde Ludovic, Crombez Marcel.
Si Joseph Wanquet a battu l’ancien conseiller général et Maire en exercice Gustave Casier, il sera lui-même battu par un autre Casier prénommé Robert, qui n’est autre que le frère de Gustave, lors des municipales de 1953 !
Né le 8 Janvier 1872 à Halluin, Joseph Wanquet décède à Halluin le 15 Mai 1953, quelques jours seulement après la fin de son mandat de maire, à l’âge de 81 ans. Il sera inhumé au cimetière de sa ville.
Depuis la Révolution, il est toujours le Maire le plus âgé dans les fonctions de Premier magistrat d’Halluin ; il devance de quelques mois M. Pierre Demeestere-Delannoy qui avait 80 ans à la fin de ses mandats de maire d’Halluin.
Wanquet (sans le c) erreur sur l'acte de naissance !
2/01/2011.
Commentaire : Daniel Delafosse

au centre,
Robert Casier
Maire d'Halluin
07.05.1953 - 15.03.1957
Né le 03.11.1898 à Halluin
Décédé le 16.05.1972 à Halluin
(photo n° 02063)
Robert Casier, est né le 3 novembre 1898 à Halluin ; Entré dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, il est nommé à la Libération secrétaire de l’Union locale CGT et responsable de la section halluinoise du Parti communiste.
Six ans après la défaite électorale de son frère Gustave, l’halluinois Robert Casier, directeur de coopérative et secrétaire de la Bourse du Travail, se présente aux élections municipales de 1953.
Lors de ces élections, la situation se complique : le PC obtient treize sièges, le MRP, douze et la SFIO, deux. La position de la SFIO a évolué depuis 1947. Monsieur Le Gall, son porte-parole au conseil, veut jouer, comme il le déclare, le rôle de « charnière » entre les deux blocs. Cette attitude entraîne un retour du PC à la tête de la commune, car les deux socialistes s’abstiennent lors du vote du maire le 7 mai 1953.
Robert Casier (PC) est élu Maire de la Ville d’Halluin le 7 Mai 1953, et le restera jusqu’en Mars 1957.
A cette époque, le mode de scrutin était la proportionnelle et les conseils municipaux étaient constitués par un « panachage » des différentes listes en présence. La position du PC est précaire compte tenu de cet appui intermittent des conseillers socialistes. Bien des décisions sont contestées et rejetées par un vote 12 + 2 (MRP + SFIO). On tente de se neutraliser réciproquement. Le conseil municipal, faute d’une majorité stable, est condamné à l’immobilité.
Le conseil Municipal élu en 1953 était composé ainsi : Casier Robert (Maire) Veranneman Achille, Devriese Armand, Mme Deceuninck-Jacques Simone, Verkindère Gérard, Alard Julien, Lesaffre Gaston, Lescroart Maurice, Le Gall Bernard, Houte Albert, Verhellen Albert, Mme Faidherbe-Castel Claire, Mme Auvelick André, Ceriez Georges, Destoop Léon, Debon Camille, Delannoy Jules, Knockaert Urbain, Declercq Julien, Mme Mittenaere-Verheu Madeleine, Graye Fernand, Lagae Cyrille, Vanoverschelde Charles, Decraene Joseph, Delattre Joseph, Desplanque Michel, Vanmeerhaeghe Georges.
Considérant qu’au sein du conseil municipal de graves dissensions entravaient l’administration de la commune (le budget et le compte administratif n’avaient pu être votés !), le président du Conseil des ministre de l’époque, Guy Mollet, décréta la dissolution du conseil municipal d’Halluin le 15 mars 1957.
Ce jour là, une délégation spéciale fut instituée dans la commune, composée de Gustave Decamp, Henri-France Delafosse et Hildevert Wancquet. Ce dernier, artisan de profession, est nommé par ses pairs président de la délégation spéciale fin mars 1957, dans l’attente de nouvelles élections municipales.
Robert Casier décède le 16 Mai 1972 à Halluin.

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Patrick Tierrie |
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Maire d'Halluin par intérim 25.07.1987 - 03.09.1987 |
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Né le 10.04.1942 à Mouvaux (Nord) |
Au décès de M. Albert Desmedt survenu le 25 juillet 1987, les fonctions de Maire d’Halluin par intérim furent attribuées au 1er adjoint de l’époque M. Patrick Tierrie.
En effet, lors des élections municipales de mars 1983, l’adjoint aux finances figurait en numéro deux sur la liste d’Union pour la sécurité et la gestion d’Halluin, conduite par Albert Desmedt, qui s’affichait comme « indépendante à l’égard de tout parti », opposée à la liste menée par M. Henri Leveugle.
Patrick Tierrie, Mouvallois d’origine était alors âgé de 41 ans et comptable dans une dans une PMI de la rue d’Amsterdam à Tourcoing, les établissements Callewaert.
Marié en 1965 avec une Halluinoise résidant au Colbras, Josette Vervacke, Patrick Tierrie était tout aussi logiquement venu s’installer à Halluin, en 1970. Et c’est dans une maison du square Saint-Exupéry que grandirent Didier né en 1867 et Laetitia née en 1970.
Avant de porter une casquette politique, Patrick Tierrie s’était illustré dans d’autres disciplines… En sport notamment où à Tourcoing il jouait au volley sans prétentions exagérées, puis au cercle Saint-Joseph où il pratiquait le tennis de table. Mais plus qu’un podium c’était surtout le climat de convivialité qu’il recherchait.
Le cercle Saint Joseph de la rue de Lille s’y prêtait à merveille et son dynamisme aidant il s’en vit confier la présidence en 1980, succédant à M. Joseph Ampe. Le cercle de ses amis aussi, nombreux et de tous horizons, qui ne craignait pas de le bousculer un peu, sachant que tout se terminerait par de fraternels propos.Ce climat, Patrick Tierrie l’aimait autant que de monter sur une scène pour animer une fête d’école.
Fidèle dans ses amitiés, il l’était également en politique, et ce gaulliste convaincu était de toutes les manifestations patriotiques. On le retrouvait aussi bien aux Amis d’Oer (puis aux Echanges internationaux) qu’à l’Association de sauvegarde des orgues de l’église Saint-Hilaire, chez les donneurs de sang (dont il était médaille d’or) où à la section locale du RPR.
Au décès de M. Albert Desmedt, il assura quelques temps la fonction de maire avant de s’effacer le 3 septembre 1987 à l’avantage de Didier Desprez alors conseiller municipal et dauphin désigné par l’ancien Maire Albert Desmedt. Il resta néanmoins 1er adjoint chargé des finances.
En mars 1989, avec l’élection au fauteuil de Maire de M. Alexandre Faidherbe, Patrick Tierrie était devenu conseiller municipal d’opposition, dans la liste « Union pour la sécurité et la gestion d’Halluin ».Peu de temps : en 1990, il avait démissionné, pour « des raisons familiales et professionnelles » avait-il alors expliqué.
Déjà, des problèmes de santé n’étaient pas étrangers à cette décision. Il avait alors aussi quitté l’Office municipal des Sports et l’Office du Cinéma halluinois où il siégeait en tant qu’élu.
Patrick Tierrie décéda en janvier 1998, à l’âge de 55 ans, des suites d’un terrible mal qu’il se savait atteint depuis plus d’un an.
« Je garde le souvenir d’une personne joviale, très gaie, mais aussi rendant service, efficace, et à l’écoute des autres… » dit de lui M. Didier Desprez ancien Maire d’Halluin.
02/01/2011.








